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Le XXe siècle

 

Entre créations et rééditions

 
Georges Lechevallier-Chevignard, directeur de la Manufacture de 1920 à 1938, obtient en 1927 l'autonomie financière pour la Manufacture, tandis que le Musée est rattaché à la conservation du Musée du Louvre, en 1934.
 
L’Art Nouveau investit la production durant la direction des travaux d’art de l’architecte Alexandre Sandier. Hector Guimard participe à ce renouvellement.
 
La production s’adapte aux thèmes modernes, notamment lors des grandes Expositions internationales, où la translucidité de la porcelaine est souvent appliquée à l’éclairage. Parmi les créateurs de formes, dans les années 1930, on peut citer Jacques-Emile Rulhmann, Henri Rapin et dans les années 1940, Emile Decoeur, Jean Mayodon.
 
Parallèlement, en 1963, Henry-Pierre Fourest, conservateur du Musée national de la céramique accomplît une véritable renaissance du Musée ; outre l'ouverture de nombreuses salles, il publie les Cahiers de la Céramique et organise d'importantes expositions.
 
Au plan de la production, les éditions de modèles anciens demeurent importantes tout au long du siècle, surtout dans le cadre des attributions à l’Etat.
" Assortir c’est bien, créer c’est mieux " : Serge Gauthier, directeur de 1964 à 1976, entreprend une action ambitieuse et performante dans le domaine de la création.
 
En invitant Jean Arp en 1965 (…) puis en retenant Etienne Hajdu (…) la voie tracée donne la préférence aux collaborations extérieures avec des créateurs au renom international incontesté, décision inédite dans la politique d’exploitation de Sèvres.
Les artistes affluent, chacun avec l’expression qui lui est propre : tachisme, calligraphie ou géométrie, comme Pierre Alechinsky, Alexandre Calder, Serge Poliakoff ; parmi les créateurs de formes, François-Xavier Lalanne, Louttre, Arthur-Luis Piza.
 
Cet engagement volontariste dans la voie du contemporain se trouve réaffirmé de 1983 à 1990 avec l’Atelier expérimental de recherche et de création. Pierre Buraglio, Erik Dietman, Adrian Saxe, Betty Woodman y ont travaillé. La collaboration plus récente des ateliers avec des artistes renommés, comme Roberto Matta, Richard Peduzzi, Ettore Sottsass ou Louise Bourgeois a permis de renouveler le vocabulaire formel.
 
A partir de 1979, dans un même élan, le Musée national de céramique voit l'ouverture de huit nouvelles salles au rez-de-chaussée consacrées à la céramique d'Orient et d'Occident des origines au XVIe siècle, qui viennent compléter la présentation au 1er étage de la faïence et de la porcelaine européenne depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours.
La réfection du Salon d'honneur permet de présenter une collection unique de vases de Sèvres des XIXe et XXe siècles.
Les collections du Musée se sont considérablement accrues, notamment pour la période contemporaine, grâce à une politique d’acquisition dynamique. Aujourd’hui, plus de 50 000 oeuvres sont conservées.
 
" Le bilan de ces années démontre que la porcelaine est un terrain exploratoire stimulant et utile pour la réflexion des créateurs de l’art et du design. Cette confrontation de talents divers depuis quarante ans, très fructueuse jusque dans ses contrastes est le résultat d’une volonté politique en marche (…). Plus que jamais la recherche esthétique à Sèvres se doit de refléter le moment que l’on vit, chercher même à devancer le goût et la tendance ".