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L'atelier de conservation préventive et de restauration

 
Un atelier au musée : pourquoi faire ?
 
Le département du patrimoine et des collections de Sèvres - Cité de la Céramique est l’un des rares musées nationaux à disposer d’un service de conservation préventive et de restauration entièrement dévolu à l’entretien de ses collections.
A sa tête, une restauratrice qui assure une double
mission : conserver les œuvres en bon état et les restaurer si nécessaire.
Une collection riche de 50 000 pièces, d’importants dégâts générés par le bombardement du 3 mars 1942 ainsi qu’une politique d’expositions et de prêts internationaux très active sont à l’origine de la création de cet atelier.
Différents programmes de recherches auxquels participe le service ont été lancés avec le Centre de recherche et de restauration des musées de France et le CNRS.
 
Mieux vaut prévenir que guérir
 
Cet adage populaire s’applique aux collections des musées : c’est la conservation préventive. Il faut assurer aux œuvres des conditions de conservation adaptées afin d’éviter, ou de retarder, leur dégradation et les accidents potentiels, tant dans le musée (expositions permanentes, réserves) qu’en dehors du musée (prêts aux expositions temporaires nationales et internationales).
Les conditions de stockage, la manipulation, l’emballage, les déplacements, la prévention des catastrophes naturelles et des accidents humains sont étudiés, ainsi que l’environnement immédiat des œuvres. En effet, ces facteurs sont déterminants dans le choix des équipements utilisés.
 
Le médecin des œuvres d’art
 
Le restaurateur est le médecin des œuvres d’art : il examine, diagnostique puis traite en s’adaptant à l’objet « malade ». Il n’applique pas de recette miraculeuse mais doit posséder une connaissance approfondie des matériaux constitutifs des céramiques et des produits de restauration qui doivent être à la fois compatibles, inoffensifs pour le bien culturel et d’aspects satisfaisants. A chaque œuvre d’art, sa restauration spécifique.
 
Restauration et réversibilité
 
La nature de la pâte, la taille et le poids de la pièce, son état de dégradation, son décor, les restaurations anciennes, sont autant de facteurs à étudier avant d’intervenir. Le choix de la restauration répond à un compromis entre la stabilité, la durabilité et la réversibilité du traitement. En effet, le but de la restauration réside dans la transmission des biens culturels aux générations futures. Toute restauration doit donc pouvoir être défaite dans la mesure du possible et tout matériau retiré sans mettre le bien en danger : c’est le principe de réversibilité.
Le restaurateur respecte également le principe d’intervention minimum : la retouche est limitée aux zones altérées, sans débordement ni recouvrement intempestifs. Il ne s’agit pas de créer une partie ou un décor manquant mais de les restituer et de les réintégrer à partir de sources fiables (documentation historique ou objet similaire).
L’ensemble du travail du restaurateur est photographié au fur et à mesure de son avancement et consigné pour pouvoir s’y référer à l’avenir et savoir ce qui a été effectué auparavant.
 
Un lieu de formation et de transmission du savoir
 
Chaque année, le chef du service de conservation préventive et de restauration reçoit, au sein de l’atelier, des étudiants des formations publiques de conservation-restauration des biens culturels ayant une spécialisation dans le domaine de la céramique : le Master de conservation-restauration des biens culturels de l’université Paris I et l’Institut national du patrimoine.
L’atelier se veut un lieu d’échange et de partage des connaissances pour tous les professionnels de la conservation-restauration en céramique, respectueux de la déontologie et désireux de préserver l’authenticité et la valeur artistique, historique, religieuse, scientifique, sociale, économique et culturelle des objets du patrimoine national.
 
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